Mérule et vente immobilière : obligations du vendeur et précautions de l'acheteur

Vendre ou acheter un bien touché par la mérule soulève des questions précises : faut-il la déclarer, l’acquéreur doit-il être informé, que risque-t-on en la taisant ? Voici les règles à connaître.

Les obligations du vendeur

La déclaration en mairie

Depuis la loi ALUR, la présence de mérule doit être déclarée en mairie dès qu’elle est connue, par l’occupant ou, à défaut, par le propriétaire. Pour les parties communes d’une copropriété, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires.

L'information de l'acquéreur dans les zones délimitées

Lorsque le bien se situe dans une zone délimitée par arrêté préfectoral en raison du risque de mérule, le dossier de diagnostic technique remis à l’acquéreur doit comporter une information sur la présence de ce risque. Votre mairie ou votre notaire peut vous indiquer si votre commune est concernée.

En dehors de ces zones

Aucun diagnostic mérule spécifique n’est imposé. Mais taire une présence connue de mérule expose le vendeur à une action de l’acquéreur au titre des vices cachés, même avec une clause d’exonération dans l’acte, dès lors que le vendeur avait connaissance du problème. La transparence et un traitement documenté sont la meilleure protection.

Vous vendez un bien touché par la mérule ?

Un diagnostic et un traitement documenté facilitent la vente et sécurisent la transaction.

Les précautions de l'acheteur

  • visitez les caves, sous-sols et combles, et soyez attentif à l’odeur de champignon ;
  • repérez les traces d’humidité, les plinthes déformées, une poussière rousse inexpliquée ;
  • demandez si des dégâts des eaux ou des traitements ont eu lieu, et les justificatifs correspondants ;
  • en cas de doute, faites réaliser un diagnostic par un professionnel avant de signer la promesse, ou prévoyez une condition suspensive.

Vendre un bien déjà traité

Un bien traité se vend dans de bonnes conditions s’il est accompagné des documents : rapport de diagnostic, facture et rapport de traitement, garantie en cours. Ces pièces rassurent l’acquéreur et son notaire.

Ces informations sont générales

Pour une situation précise, rapprochez-vous de votre notaire. L’ADIL de votre département délivre également des conseils juridiques gratuits.

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